jeudi 25 juin 2015

Vers une ligue à 32 équipes?


Le processus d’expansion a été lancé officiellement cet été dans la LNH. Bien que je ne sois pas en faveur d’une ligue à 32 équipes, je vais tout de même m’intéresser à ce développement car il risque d’influencer fortement l’allure de la ligue au cours des prochaines années. Voici un bref profil des équipes potentielles :

Québec (Québec)

Équipe LNH la plus près : Montréal (230km)
Population : 530 000, agglomération : 800 000
Aréna : Centre Videotron (18 259)
Ancienne équipe : Les Nordiques y ont joué entre 1979 et 1995, avant de déménager au Colorado
Autres équipes de sport majeur : Aucune
Particularité : Québec est une des villes dont le taux de chômage est le plus faible au Canada, par contre, le taux de change a un effet défavorable pour les équipes Canadiennes.

Seattle (Washington)

Équipe LNH la plus près : Vancouver (230 km)
Population : 634 000, Agglomération : 3 552 157
Aréna : Le Key Arena a été conçu pour le Basketball, mais l’équipe qui y logeait (SuperSonics) a quitté la ville à cause de sa vétusté. Il est trop petit pour accueillir une équipe majeure, même si c’est en attendant une nouvelle construction.
Ancienne équipe : Metropolitans de Seattle (1915-1924)
Autres équipes de sport majeur : Mariners (MLB), Seahawks (NFL)
Particularité : Seattle est avantagée sur le plan économique, car plusieurs grands sièges sociaux y sont établis : Costco, Boeing, Microsoft, Amazon…

Portland (Oregon)

Équipe LNH la plus près : Vancouver (510km)
Population : 583 776, Agglomération : 2 289 000
Aréna : Moda Center (17 544)
Ancienne équipe : Aucune
Autres équipes de sport majeur :  TrailBlazers (NBA)
Particularité : Il semble que la LNH ait de l’intérêt pour cette ville uniquement en raison de son positionnement géographique avantageux. Un peux comme Seattle, le basketball y est roi. Il n’y a pas vraiment d’historique hockey, à l’exception d’un club junior (Les Winter Hawks)

Kansas City (Missouri)

Équipe LNH la plus près : St. Louis (400 km)
Population : 464 000, Agglomération : 2 038 000
Aréna : Le Kemper Arena (17 647) a été construit en 1974, donc semble un peu vétuste avec seulement une vingtaine de loges. Il pourrait quand même accueillir une équipe en attendant la construction d’un nouveau domicile.
Ancienne équipe : Les Scouts de Kansas City y ont évolué, sans succès, entre 1974 et 1976, avant de déménager au Colorado. Ils sont aujourd’hui devenus les Devils du New Jersey
Autres équipes de sport majeur : Royals (MLB), Chiefs (NFL)
Particularité :

Las Vegas (Nevada)

Équipe LNH la plus près : Anaheim (424km), Los Angeles (435km), Glendale (445km)
Population : 603 500, Agglomération : 1 951 000
Aréna : En construction (17 500) prévu pour le printemps 2016
Ancienne équipe : Aucune
Autres équipes de sport majeur : Aucune
Particularité : Cette ville semble avoir la faveur de la LNH, car elle pourrait devenir la première ligue à y implanter une équipe parmi les sports majeurs.

Markham (Ontario)

Équipe LNH la plus près : Toronto (30 km), Buffalo (192km)
Population : 261 500, Agglomération : 6 110 000
Aréna : Aucun
Ancienne équipe : Aucune
Autres équipes de sport majeur : Aucun
Particularité : Toronto est l’un des plus gros marchés de sport en Amérique du nord. Est-ce que les Leafs seront prêts à laisser une part du gâteau à une autre équipe? Il faut s’attendre à un veto dans ce cas.

Voilà les 6 villes dont on parle le plus dans l’actualité. Évidemment, il pourrait y avoir des surprises, tel qu’Oklahoma City (Oklahoma) ou Milwaukee (Wisconsin), mais le pari serait risqué. Rappelons-nous ce qu’il s’est passé à Atlanta, qui était pourtant un des marchés les plus intéressants au point de vue du potentiel.

Québec et Las Vegas sont les deux seules villes prêtes à accueillir rapidement une équipe avec un aréna répondant aux standards. Par contre, au point de vue hockey, Québec et Markham sont des valeurs sûres. Au point de vue télé, Seattle et Kansas City sont les plus intéressants.

Il semble écrit dans le ciel que Las Vegas aura une équipe, en raison des idées de grandeur de Gary Bettman. Par contre, les déboires des Coyotes de Phoenix actuellement pourraient mêler les cartes. On a beau vouloir faire découvrir la LNH dans des marchés non-traditionnels, on ne crée pas des villes de hockey pour autant. J’ai l’impression que Las Vegas et Seattle seront les grands gagnants, alors que Québec obtiendra son équipe par un transfert surprise – comme les Jets – des Coyotes ou des Panthers.

mercredi 10 juin 2015

Bienvenue à Jeff Blashill

C'est sans surprise que les Red Wings ont annoncé leur choix pour le poste d'entraîneur-chef aujourd'hui. Sans surprise parce que, fidèle à son habitude, Ken Holland a puisé à même l'organisation, plutôt que d'aller chercher des vedettes auprès des autres équipes, comme l'ont fait Buffalo, Edmonton et Toronto. Il faut dire que cette façon de faire est grandement efficace depuis plus de 20 ans à Motown, et je ne peux pas croire que si peu d'équipes n'emboîtent le pas, après une telle démonstration.

Voilà donc Jeff Blashill, qui était jusqu'à cette semaine l'entraîneur-chef des Griffins de Grand Rapids, le club-école de la ligue américaine, depuis 3 ans. Après un passage derrière le banc du grand club en 2011-12, en tant qu'adjoint de Mike Babcock, il avait accepté une entente de 3 ans de plus dans l'équipe, pour diriger les Griffins. Voilà que cette décision s'avère payante, alors qu'il sera le 2e plus jeune entrâineur-chef de la ligue, à 41 ans (Derrière John Hynes des Devils, 40 ans).

Il a mené les Griffins au championnat de la coupe Calder en 2012-2013. Il retrouvera donc cette année des joueurs de cette équipe, dont Gustav Nyquist, Tomas Tatar, Tomas Jurco,Luke Glendenning, Brendan Smith et Petr Mrazek. Gagner dans les mineures, et graduer avec la même bande de joueurs est certainement une bonne chose. Parlez-en à John Cooper à Tampa bay, qui est actuellement en finale de la coupe Stanley 4 ans après avoir remporté la coupe Calder à Norfolk.

Une autre particularité est que Blashill, né à Detroit, s'avère être le premier entraîneur-chef américain dans l'histoire des Red Wings.

Ne reste qu'à nommer les adjoints à présent. Si on se fie au système de recrutement des Red Wings, on peut s'attendre à voir des visages connus, comme par exemple Mike Knuble, Tony Granato, Tom Renney ou peut-être même Chris Osgood ou Kirk Maltby.

mardi 3 février 2015

La guerre des essais hivernaux

Les essais hivernaux ont débuté cette semaine à Jerez en Espagne. Ce qui est amusant est de voir quels trucs les écuries vont utiliser pour cacher leurs secrets, alors que leur voiture est montrée pour la première fois devant public, mais surtout devant la compétition.

Red Bull en a surpris plusieurs en se présentant avec une voiture fantôme, pour camoufler l'aérodynamique.

Il serait surprenant qu'ils utilisent cette peinture définitivement, les commanditaires sont bien peu visibles.


dimanche 11 janvier 2015

Le match des étoiles, un concept révolu?

J'écoutais Dany Dubé parler hier, et j'étais bien d'accord avec lui. Le concept du match des étoiles doit être revu. Présentement je prévois un match sans contact et sans intérêt car il n'y a aucun enjeu. La LNH fait preuve d'innovation avec la Winter Classic et les Stadium Series, ils doivent faire la même chose avec le match des étoiles. Que ce soit un mini-tournoi, un match contre l'équipe qui a gagné la coupe Stanley (comme en ancien temps), un match contre les étoiles de la KHL... Les cerveaux devraient mettre leurs efforts à repenser la formule, au lieu de redessiner des chandails qui ressemblent à ça...




Horrible.

Quelle honte. C'est bien de vouloir se moderniser. Mais rien, absolument rien sur ces chandails ne correspond à ce qui représente un bel uniforme de hockey.

La publicité de Gatorade - NHL


Gatorade frappe fort avec sa publicité cet hiver. Scott Hartnell, Sidney Crosby, Nathan Mackinnon, Logan Couture, Claude Giroux et Ryan Miller surprennent une équipe de hockey sur luge, et jouent même un match avec eux!

jeudi 18 décembre 2014

Formule e, 3e Manche: Uruguay

C'est en Uruguay qu'avait lieu la 3e manche du championnat Formule e, samedi dernier. C'est dans un décor incroyable sur le bord de la plage que s'étend le circuit temporaire très étroit.


Un invité de taille a fait bonne figure en Jean Éric Vergne. Tout juste sorti de sa saison de F1 avec Toro Rosso, et venant tout juste d'apprendre qu'il n'aura pas de volant l'an prochain, c'est le couteau entre les dents qu'il s'est présenté à Punta del Este. Il s'est approprié la pôle position assez facilement, ce qui lui assurait déjà trois points de championnat, avant même d'avoir disputé la course.

Même s'il s'est fait ravir la première place au départ, il a manoeuvré la Renault Spark comme s'il en était habitué en se battant jusqu'à la fin... ou presque jusqu'à la fin. Deux tours avant le drapeau à damier, alors qu'il était deuxième et chauffait le meneur, un bris de suspension l'a forcé à l'abandon.

Une histoire semblable pour le jeune Matthew Brabham, le petit fils de l'ancien champion, qui a dû abandonné après une belle performance, qui aurait pu lui valoir des points.

Une troisième course dans la même lignée que les deux premières, chaudement disputée du début à la fin, avec des batailles enlevantes. Chaque course qui s'ajoute me redonne encore plus d'intérêt pour cette série qui détrônera la F1 un jour.

C'est finalement un autre ancien de Toro Rosso en F1, le suisse Sébastien Buemi, qui a remporté sa première victoire.

Voici donc les très attendus prix orange et citrons:

Orange:

1- Sébastien Buemi: J'ai toujours trouvé que ce pilote était extrêmement talentueux et il en a fait la démonstration. En voilà un qui pourrait s'approprier le premier titre de l'histoire, même s'il est encore tôt pour en parler.

2- Jarno Trulli: Le vétéran a été malchanceux lors des deux premières courses, le voilà de retour avec une magnifique 4e place, qui procure donc les premiers points à l'équipe qui porte son nom.

3- Lucas DiGrassi: Quelle constance! Après trois courses, il a monté sur chacune des marches du podium et le voilà qui mène le classement des points. L'ancien pilote de F1 a décidé de s'impliquer pleinement en Formule e en étant un des ambassadeurs dès les débuts du projet. Ses succès sont pleinement mérités.

Citrons:

1- Michela Cerruti: Il est intéressant d'avoir une femme dans le peloton, mais les résultats commencent à tarder. Si on pouvait parler de malchance en Malaisie pour elle, elle n'était carrément pas de taille ce week-end. Elle demeure la seule pilote qui a pris les 3 départs, mais qui n'a toujours pas de point à sa fiche.

2- Nick Heidfeld: Sans pour autant lui attribuer un citron en bonne et dûe forme, la malchance s'acharne sur lui depuis que Nicolas Prost lui a causé un abandon lors de la toute première course, qu'il aurait dû gagner. Tout devrait rentrer dans l'ordre bientôt pour lui, le talent est là.

3- Le bris mécanique de JEV: Quelle entrée en matière pour le français! Il se "magasine" vraisemblablement un volant en Indycar... Espérons le revoir en Formule e.

Le prochain rendez-vous sera en janvier, en Argentine.

mercredi 17 décembre 2014

Grande ouverture de Tesla Montréal

Le grand concessionnaire Tesla vient d'ouvrir à Montréal. Un pas de plus vers la conversion vers le moteur électrique.


samedi 8 novembre 2014

La F1 s'en va droit dans le mur


Quelle saison atroce cette année en formule 1...

1-On veut brasser les cartes pour un peu plus de parité, après 4 ans de domination par "Red Bull", en interdisant le moteur V8 et limitant 5 moteurs par saison. Résultat: Domination encore plus écrasante de Mercedes. Ce moteur, visant au départ à diminuer les coûts en Formule 1 est une belle initiative côté environnement, mais coûte... plus cher.

2- Parlant de coûts, c'est la déroute. Les grosses écuries ont un accord privilégié avec Bernie Ecclestone, qui leur permet de toucher des montants importants. Williams, Ferrari, McLaren, Mercedes et Red Bull ont une survie quasi-assurée. De leur côté, les écuries de fond de grille, qui sont selon moi nécessaires, se partagent les miettes. Si Force India semble bien s'en tirer pour l'instant, l'histoire est bien différente pour Sauber, Caterham et Lotus qui menacent de fermer.

3- Marussia en faillite. Des trois nouvelles écuries arrivées en 2010, il ne reste que Caterham, qui pourrait bien lâcher prise aussi d'ici quelques jours. L'équipe, est est sous liquidation judiciaire, ne participe pas aux derniers grand prix de la saison. Marussia, pour sa part, a déjà annoncé qu'elle fermait ses portes. Ils auront été les seuls à récolter des points (2, par Jules Bianchi à Monaco) depuis leur arrivée. Que dit Bernie suite à ces forfaits? "On ne veut pas de mendiants en F1" et "Si vous n'êtes pas capables de payer, trouvez-vous autre chose à faire". Pendant ce temps, seulement 18 voitures sur la grille au Brésil.

4- Alonso, Vettel, Hamilton... Pendant que les petites écuries essaient de garder la tête hors de l'eau avec des mises à pied dans les usines, une rumeur veut que Fernando Alonso signe avec McLaren pour 35 millions d'euros l'an prochain, un des plus gros contrats de l'histoire. Hamilton pourrait emporter un boni semblable en remportant le championnat du monde. Pour laisser place à Alonso, McLaren laisserait tomber Jenson Button. L'un des meilleurs pilotes du plateau se retrouverait donc sans volant.

5- Rien n'est fait pour l'instant. Il y a un peu de positif: Honda revient l'an prochain, et on attend une nouvelle écurie, celle de l'américain Gene Haas en 2016. Mais en attendant, la F1 s'en va droit dans le mur. Les coûts explosent, l'écart s'agrandit entre les grandes écuries et les petites, sans parler des cotes d'écoute à la baisse. On pourrait assister à une saison encore pire l'an prochain.