lundi 11 juillet 2016

La nouvelle équipe à Laval

 
Les Canadiens ont annoncé officiellement le déménagement de leur club-école vers Laval, dès la saison 2017-18. Parrallèlement à cette annonce, ils ont lancé un concours auprès du grand public afin de déterminer le nom de l'équipe.
 
Je me suis donc prêté au jeu. Il fallait simplement fournir le nom de notre choix, ainsi qu'une courte explication. Voici ma soumission:
 
Nom: L'Original 6 de Laval
 
Le nom "original 6" fait d'abord référence aux 6 équipes originales dont les Canadiens font partie, et un clin d'oeil à toute l'histoire du club. Mais ce nom fait aussi référence aux 6 municipalités qui ont été fusionnées en 1965 afin de former la ville de Laval: Auteuil, Chomedey, Duvernay, Laval-sur-le-Lac, Saint-François et Sainte-Rose. Je souhaite aussi un nom qui se lise aussi bien en francais qu'en anglais, sans qu'on ait à le traduire.

à suivre!

vendredi 8 juillet 2016

Pacha rentre à la maison

 
Pavel Datsyuk ayant confirmé officiellement sa retraite de la LNH lors des derniers jours, c'est donc avec le SKA de St-Petersburg de la KHL qu'il ira jouer ses deux dernières saisons professionnelles. L'annonce a été faite aujourd'hui. Ken Holland avait déjà échangé ses droits sur le russe aux Coyotes de l'Arizona, le jour du repêchage, afin de libérer l'énorme 7,5 millions de dollars qui pesait sur la masse salariale. Cette décision venait fermer les livres officiellement.

Même s'il commencait à montrer des signes de ralentissement, et accumulait les blessures, Magic Man prouvait encore cette année qu'il était un élément indispensable à l'équipe. Il va non seulement manquer aux Red Wings, mais à toute la Ligue Nationale.

Un maître dans l'art de contrôler la rondelle, et surtout de causer des revirements, Datsyuk aura été pendant plus de 15 ans l'un des meilleurs attaquants de la LNH, dans les deux sens de la patinoire. Ses trois trophées Selke, et 4 Lady Bing en témoignent. Gagnant de la coupe Stanley en 2002 et 2008, il devrait être un choix facile pour le temple de la renommée dans 3 ans. ( surtout quand on est rendu à élire Eric Lindros...)

On doit maintenant passer à autre chose à Detroit. J'ai hâte de voir quelles décisions seront prises lors des semaines à venir, parce que justement, l'espace salarial libéré par Datsyuk a presqu'immédiatement été dépensé avec les agents libres Tomas Vanek et Frans Nielsen. Bien que je sois d'accord avec l'embauche de Nielsen, je me questionne sur celle de Vanek.

Avec 4,7 millions de disponibles, additionné du salaire de près de 4 millions de Johan Franzen (qui ne comptera pas, car il est sur la réserve à long terme), Holland doit encore s'entendre avec Mrazek (qui devrait commander une belle augmentation), Pulkkinen, et surtout DeKeyser, qui a demandé l'arbitrage salarial.

À moins qu'Howard soit échangé avant la saison, les Red Wings devraient se retrouver assez près d'être coincés sous le plafond salarial.

Lors des prochaines semaines, je vais m'intéresser à la construction de la nouvelle franchise à Las Vegas. Justement, peut-être que Jimmy Howard pourrait être un bon choix pour la nouvelle équipe d'expansion. On se rappelle du vétéran John Vanbiesbrouck qui avait fait tout un travail avec les nouveaux Panthers, au milieu des années '90...

samedi 7 mai 2016

Le masque de Brian Elliott

Les Blues de St. Louis font partie des équipes qu'on ne voit pas souvent par ici. Ils ne passent pas souvent à la télévision et les équipes de l'est ne les affrontent pas souvent.

Mais leur parcours en séries cette année nous permet de faire un peu plus connaissance avec eux, et surtout avec le magnifique masque de Brian Elliott, qui est selon moi un des plus beaux masques de la ligue cette année.


C'est en fait une réplique presque parfaite du masque que Curtis Joseph portait au milieu des années '90. Elliott l'avait d'ailleurs dévoilé lors d'une soirée-hommage à CuJo, plus tôt cette saison.


vendredi 1 avril 2016

Le "Hockey Summit of the Arts" 2016

C'est en fin de semaine dernière qu'avait lieu le Hockey Summit of the Arts annuel, évènement qui se tient à Toronto depuis une quizaine d'années. Les matchs se déroulaient principalement au Scotiabank Pond, près de l'université York, un complexe de 4 patinoires.

La ligue des Arts a un volet Montréalais et Torontois, et les deux se rencontrent le temps de la fin de semaine de Pâques, pour en faire non seulement un tournoi de hockey amateur, mais toute une fin de semaine de festivités.

Les équipes proviennent pour la plupart du domaine artistique, d'où le nom de la ligue: émissions de télévision, postes de radio, maison de disques, etc. 

Ce qui est intéressant avec ce tournoi, c'est le sérieux que mettent les participants dans l'organisation: chaque équipe possède son uniforme original, ainsi que ses traditions. J'ai vu des équipes arriver costumées à l'aréna. D'autres ont leur groupe de partisans qui scandent leurs chansons dans les estrades pendant les matchs. Les noms et logos des équipes font référence au mélange hockey-musique, ou tout simplement au old-time hockey, avec les couleurs des North Stars ou des souvenirs de Daryl Sittler. Un programme officiel, une table d'honneur avec les trophées et les résultats du tournoi, rien n'est laissé au hasard. Comme dans tout bon tournoi, les équipes s'échangent un cadeau au centre de la glace avant le match: bouteilles de bière maison, article souvenir, gâteaux dont le glaçage est aux couleurs de l'équipe... Un joueur s'est même vu remettre un panier de bananes.

D'autres vont même jusqu'à vendre des produits dérivés. T-shirts, Casquettes, et même des cartes de hockey à leur effigie! C'est du sérieux! L'organisation en profite aussi pour recueillir des dons pour la banque alimentaire. Un bénévole déguisé s'est d'ailleurs présenté dans notre vestiaire avant un match, nous mettant en garde: "Votre équipe est celle qui a donné le moins à date! Voulez-vous retourner à Montréal avec ce titre honteux jusqu'à l'année prochaine?" Il n'en fallu pas plus pour que les joueurs y mettent quelques billets dans la boîte. Voilà une façon originale et amusante de contribuer, et de mettre la compétition à profit.

J'ai acheté un souvenir de l'équipe des Morningstars. Une spectaculaire parodie de la couverture de Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band, mais avec les membres de l'équipe et des figures du hockey à la place des fab four. Une gang de ligue de bière avec Sid the Kid et le Great One, en lieu et place des Beatles et autres Bob Dylan, ça valait bien un petit 10$ même si ce n'est qu'un t-shirt imprimé.


Après avoir compétitionné sur la glace, tout ce monde se retrouve en fin de soirée, où les différentes équipes se donnent en prestation rock. Encore une fois, le mélange hockey-musique est bien senti. Des groupes tels que les "Alice Cooperalls" et les "Jofasson Airplane"...  Ici, tout est permis. Tout le monde participe avec sérieux, sans se prendre au sérieux. Pour ma part, j'y suis allé le samedi soir. J'y ai notamment vu un groupe dont les membres avaient un look à rendre jaloux le tout-Longueuil, et probablement la rive-sud au complet. Pendant le tournoi, plusieurs niveaux de hockey sont représentés, de calibre fort, jusqu'au calibre très-amateur. Mais disons que ceux-ci sont probablement bien plus performants sur la scène que sur la glace.


C'était une fin de semaine réussie, même si elle s'est terminée en demi-finales pour notre équipe, avec une amère défaite en fusillade. J'ai donc eu la journée de dimanche de congé dans la ville reine. C'est généralement tout indiqué de passer son dimanche de Pâques dans un temple, j'en ai donc profité pour faire un tour au Temple de la renommée du Hockey en après-midi... à suivre.


samedi 19 mars 2016

2016: L'année de la nouvelle génération

La saison de F1 commence en fin de semaine. On s'attend encore à ce que Mercedes n'ait pas trop de compétition, avec parfois jusqu'à une seconde d'avance par tour sur leurs plus proches poursuivants. Il faut donc s'intéresser à autre chose qu'au championnat des pilotes.

En regardant la liste des inscrits pour cette nouvelle saison, on constate notamment que 4 pilotes sur la grille ont vu leur père courir avant eux: Max Vertappen, Nico Rosberg, Jolyon Palmer et Kevin Magnussen. La nouvelle équipe Renault aligne donc deux fils d'anciens pilotes! (Comme le duo Damon Hill- Jacques Villeneuve, avec Williams, en 1996)

Si Jonathan Palmer, Jan Magnussen et Jos Vertappen n'ont fait que passer en F1, accumulant au plus quelques points de classement, Keke Rosberg a, au contraire, connu beaucoup de succès. Si Nico, qui court avec l'équipe la plus puissante cette année, venait qu'à remporter le championnat, il pourrait devenir le premier depuis Hill en 1996, à l'emporter après que son père l'ait aussi gagné.

Jos Verstappen, en 2001 chez Arrows











Jan Magnussen, chez Stewart-Ford, à la fin des années '90












Le Finlandais Keke Rosberg, champion du monde 1982

 Jonathan Palmer, surnommé le Doc, était aussi Médecin

mercredi 16 mars 2016

Et si Kovy revenait?

J'écoute souvent Mario Langlois à son émission de début de soirée. J'ai trouvé intéressante la question soulevée par l'animateur aujourd'hui alors qu'il se demandait ce qui arriverait si Ilya Kovalchuk revenait dans la LNH.

On en parle de plus en plus dans l'entourage de la ligue, et selon moi, il n'y a pas de fumée sans feu. Il faudrait peut-être s'y préparer!

D'accord, il y aurait la question du contrat. Que fait-on avec un joueur qui veut revenir après avoir abandonné une contrat de 15 ans après seulement 3 saisons... Est-ce que toutes les équipes auraient une chance égale, ou bien les Devils auraient priorité sur ses droits?

Il y a aussi la question du comportement du joueur. Plusieurs intervenants du hockey soulèvent que Kovy est une bonne personne, un gentleman. Mais après avoir quitté les Devils, voilà que la KHL ne semble même plus vouloir de lui, même s'il accumule une moyenne de un point par matchs dans une ligue où il ne se marque pas beaucoup de buts. Est-ce que c'est un bon signe? Le mystère plane autour de ce joueur au talent exceptionnel.

Si j'étais un dirigeant d'équipe, malgré ces questions sans réponse, je ferais tout mon possible pour aller le chercher. Il peut transformer à lui seul l'attaque d'une équipe. Je n'ai pas trop de mal à l'imaginer avec une équipe en particulier, qui a des gros manques à l'attaque cette saison... dont la vedette montante est un américain aux origines russes avec qui il s'entendrait parfaitement... Une équipe à qui il manquerait justement un attaquant pour compléter son top-6... Une équipe avec qui un autre Kovy avait relancé sa carrière il y a quelques années...

Et, finalement, à ceux qui ne seront pas d'accord avec moi... Je leur rappellerai simplement que ce ne serait pas la première fois qu'une vedette qui a quitté la LNH dans la controverse, reviendrait pour terminer son parcours en beauté...


...Et de quelle façon!




vendredi 4 mars 2016

Congédier l'entraîneur: toujours la solution?

Si j'étais directeur-général d'une équipe, je favoriserais la stabilité, ce n'est pas la première fois que j'en parle. Tirer sur la gâchette aussitôt qu'une séquence de défaite survient est, selon moi, rarement la solution. Ou du moins, rarement la solution à long terme, et une solution trop facile pour la direction. 

On ne parlait que de congédier Bruce Boudreau cet automne à Anaheim, alors que les Ducks jouaient bien en-deçà de ce dont ils étaient capables. Au 21 décembre, ils étaient bons derniers de leur division avec une fiche de 12-15-5. 

Ils ont pris aujourd'hui la tête de la division, devant les Kings, avec une fiche de 36-19-8. Ils sont toujours une puissance de la ligue, et font partie des aspirants à la coupe Stanley.

Les Penguins n'ont pas eu la même patience. Ils ont congédié le pauvre Mike Johnston, qui montrait pourtant une fiche gagnante. Aucune différence avec le nouvel entraîneur Mike Sullivan, qui montre un pourcentage de victoires de .587 actuellement, alors que l'équipe montrait un pourcentage de ... .589 avant son arrivée. Dans ce cas-ci, j'ai toujours pensé que ce congédiement était totalement injuste, et le blâme revient à Jim Rutherford, qui n'a pas admis ses torts, et a renvoyé son coach pour protéger son job. Je n'ai d'ailleurs jamais compris pourquoi les Penguins ont mis ce dinosaure au poste de directeur-général.

L'embauche du vieux routier John Tortorella à Columbus n'a absolument rien changé. L'équipe n'a jamais décollé des bas-fonds.

En contrepartie, même s'il est encore tôt pour parler du changement d'entraîneur chez le Wild, leur décision semble fonctionner jusqu'ici. Depuis l'arrivée de John Torchetti en relève à Mike Yeo, l'équipe semble avoir retrouvé son aplomb dans la course aux séries, contre son principal adversaire, l'Avalanche du Colorado.

Est-ce que Michel Therrien conservera son poste à Montréal? J'espère que oui. Il est clair que les résultats n'allaient pas être les mêmes avec l'absence du meilleur joueur de l'équipe pendant la majeure partie de la saison. Il ne mérite absolument pas de se faire blâmer pour la chute des Canadiens. Au contraire, je trouve que les joueurs ont montré un bel effort, et ne semblent pas avoir laissé tombé leur entraîneur - principal signe d'un congédiement éminent- à l'exception de certains matchs.

Et si on regarde à Boston... À combien de rumeurs de renvoi Claude Julien a-t-il survécu depuis son arrivée? Les Bruins jouent bien au-dessus des attentes cette saison, et devraient aisément se qualifier pour les séries. Julien passe aujourd'hui pour un génie.

Stabilité, stabilité...