vendredi 28 juin 2013

Montréal contre Toronto (encore!)

Je regardais le Forum par la fenêtre de mon bureau, et je me rendais compte à quel point la transformation en salles de cinéma de ce qui fut jadis un mythique amphithéâtre de hockey, a rendu l'immeuble affreusement laid.

On y retrouve quand même quelques points intéressants, comme la photo de chaque édition du Canadien qui a gagné la coupe Stanley sur un des murs à l'intérieur, et les bannières gravées sur le trottoir de la rue Atwater à l'extérieur. J'aime aussi le fait qu'ils aient laissées telles qu'elles les immenses structures d'acier qui retiennent la toiture, installées lors de l'agrandissement de 1968.  Mais la bâtisse n'a rien d'autre pour rappeler toute l'histoire qui s'y est déroulée avant le départ du grand club en 1996.

Je suis donc allé voir qu'est-ce que les autres équipes avaient fait de leur ancien aréna. La plupart ont détruit le bâtiment pour construire de nouveaux projets. On n'a qu'à penser au vieux Met Center du Minnesota, ou encore au Winnipeg Arena, qui comme ses Jets, avait carrément résisté à sa démolition! Mais en matière de transformation, je pense qu'on se doit de concéder la victoire à... Toronto.

Premièrement, vu de l'extérieur, le bon vieux Maple Leaf Gardens n'a pratiquement pas changé, ce qui est déjà un bon départ. Le projet initial était de transformer l'amphithéâtre en épicerie géante. Jusqu'ici rien de trop excitant me direz-vous. Mais là ou tout devient  intéressant est qu'ils ont gardé la vocation initiale du bâtiment: le hockey. En effet, l'aréna a été refait à un niveau supérieur, avec moins de gradins, ce qui a libéré le rez-de-chaussée pour Loblaws qui y a installé son supermarché.


L'équipe de hockey de l'Université Ryerson y joue maintenant ses matchs locaux, sur la patinoire rénovée en 2012, avec une capacité de 2796 places, mais surtout sous l'immense toiture en forme de dôme originale, et c'est justement là où je trouve que les travaux ont été réussis.

Quand les Leafs ont quitté pour l'Air Canada Centre en 1999, le Gardens avait une capacité avoisinant les 15 000 sièges. Il faut dire cependant que le déménagement de l'équipe a dû être moins long que celui du Canadien 3 ans auparavant, car il y avait beacoup moins de bannières à transporter...

J'ai ajouté une photo qui a été prise avant la grande transformation. On peut y réaliser à quel point il s'agit d'un projet d'envergure.

mercredi 26 juin 2013

Un nouvel uniforme pour les Stars

Les Stars de Dallas ont décidé de refaire leur image. Ils fait la présentation lors d'une conférence de presse avec Jamie Benn et le légendaire Mike Modano. Ils arboreront un uniforme aux motifs plus classiques, un peu comme a fait l'organisation du Lightning il y a deux ans.

Premièrement, je trouve le nouveau chandail très réussi. J'ai toujours trouvé que les Stars avaient un uniforme un peu ennuyant depuis qu'ils ont quitté le Minnesota. Mais voilà qu'ils nous présentent un vert un peu plus clair, et un logo nettement plus beau et simple que l'ancien.

Mais la première chose qui frappe, est le fait qu'ils se détachent pour la première fois des couleurs des North Stars. Reste à voir maintenant si les performances sur la glace seront aussi spectaculaires, car une bonne reconstruction est nécessaire à Dallas. Ils ont en effet raté les séries lors des 5 dernières saisons, après avoir atteint les finales de conférence en 2007-08.

Pour commencer leur relance, ils ont subtilisé l'adjoint au directeur général des Red Wings de Detroit, Jim Nill, qui agira maintenant comme directeur général en remplacement de Joe Nieuwendyk. Sa première embauche a été l'entraîneur Lindy Ruff.

J'ai hâte de voir si Nill prônera le développement par le repêchage et la stabilité comme son ancienne organisation, ou s'il essaiera de gagner trop rapidement en passant par les agents libres, comme son prédécesseur...

Mikka Kiprusoff sur le point de prendre sa retraite

Le gardien qui a accumulé le plus de victoires de l'histoire de l'organisation des Flames de Calgary est sur le point d'annoncer sa retraite. Le directeur général Jay Feaster ferait des pieds et des mains pour le retenir une saison de plus. L'équipe est actuellement en pleine dérive (dans tous les sens du terme...) et Kiprusoff est la seule vedette qui reste. Avec Iginla et Bouwmeester partis, les prochaines saisons seront longues à Calgary.

On peut comprendre le finlandais de ne plus trop avoir le goût de continuer. La dernière saison a été dûre et il est rendu à un point dans sa carrière où un échange ne serait pas intéressant autant pour le joueur que pour l'organisation, lui qui avait d'ailleurs refusé une transaction au printemps dernier. Par contre, s'il décide de rester, il peut encore faire partie des bons gardiens de la ligue selon moi. Les meilleurs moments de la saison à Calgary sont survenus quand il était en santé l'an dernier.

Il se classe actuellement 23e dans l'histoire de gardiens de la LNH pour le nombre de victoires en carrière, avec 319, dont 305 ont été remportées avec les Flames, ce qui le place premier dans l'histoire de la franchise, devant Mike Vernon. Il avait entamé sa carrière avec les Sharks de San Jose en 2000, alors qu'il avait été repêché en 1995. Il a eu un impact immédiat à son arrivée en Alberta, alors qu'il a aidé l'équipe à atteindre la finale de la coupe Stanley en 2003-04, s'inclinant au 7e et dernier match contre Tampa Bay.

mercredi 3 avril 2013

274: Le film

Le grand documentaire sur le 274 sortira cet été. La bande-anonce officielle vient tout juste d'être rendue disponible sur internet. La voici:

lundi 1 avril 2013

Jérémie Ruiz Richard

Tout le monde connaît Jérémie Ruiz Richard. Au cours des dernières années, ses citations célèbres lui ont même valu le titre du "Yogi Berra du Québec" selon certains des observateurs les plus chevronnés.

Voici quelques unes de ses plus savoureuses:

-"Jamais 5 sans 6"

-"On ne peut pas empêcher une roue de tourner"

-"Ce n'est pas commencé tant que ce n'est pas commencé"

Ce ne sont que quelques exemples qui prouvent qu'il aura marqué à sa façon l'histoire du sport.


mardi 8 janvier 2013

Lâchez-le tranquille!

Je suis d’accord qu’il n’a pas livré la marchandise lors des deux dernières saisons.

Je suis d’accord qu’il gagne trop d’argent compte tenu de ses performances.

Je suis d’accord que le Canadien a trop donné pour aller le chercher. Et qu’il s’agit d’une erreur de l’ancienne administration.

Je suis d’accord qu’il avait promis de belles choses au camp d’entraînement l’an dernier, et qu’il n’a pas rempli ses promesses.

Mais son contrat ne peut être racheté avant juin. D’ailleurs, ce contrat, à ma connaissance, n’a pas été négocié avec un fusil sur le bureau. Arrêtons de donner des commentaires haîneux à son endroit, et laissons-le jouer une dernière saison. Essayons de tirer le maximum de ce qu’il peut nous donner, car il peut encore nous en donner, et surtout, donnons une chance au nouveau groupe d’entraîneurs.

Certains diront que je suis trop optimiste. Je leur répondrai que je ne suis qu’un partisan qui a de la classe.

Bonne saison (écourtée) à tous.

samedi 5 janvier 2013

Markus Winkelhock

La formule 1 est souvent l'histoire des 3 ou 4 mêmes pilotes qui se disputent un championnat. La saison 2012 ne me donne pas raison car le championnat a été enlevant.

La formule 1 est aussi une affaire d'argent. Mais à travers tout ça, il y a quand même quelques anecdotes étonnantes! Parlez-en à Markus Winkelhock.

Lors de la saison 2007, les pilotes de l'écurie Spyker étaient Adrian Sutil et Christijan Albers. Cette petite équipe était confortablement positionnée au fond du classement, en terminant habituellement dernière, à chacune des courses. Comme c'est souvent le cas dans les petites écuries, les pilotes ont des commanditaires qui payent pour leur place en F1. Il s'agit non seulement d'une façon de financer l'équipe, mais aussi d'économiser sur un gros salaire. Au beau milieu de la saison, une chicane de commanditaires, cumulé au manque de performance, mène au congédiement d'Albers.



Le remplaçant est l'allemand Markus Winkelhock. Il participe à son premier grand prix en Europe, lors de la 10e manche de la saison. Il a peu d'expérience, et certainement pas les outils pour faire bonne figure. Il se qualifie donc dernier, tel que prévu.

Le lendemain, pour la course, il est le seul pilote à chausser des pneus rainurés pour la pluie. Un tour après le départ, le déluge commence. Il a remporté son pari! Presque tout le monde passe au puits pour changer de pneus, sauf quelques uns qui tournent au ralenti en raison des conditions. Résultats après un tour: Winkelhok mène la course!

Malheureusement pour lui, il pleut beaucoup trop fort, et on sort la voiture de sécurité. L'avance de l'allemand fond, et le peloton le rattrape. Quand la course est relancée, il part premier, mais se fait rapidement dépasser par presque tout le monde comme c'était habituellement le cas avec les Spykers.

Il abandonne pour un problème mécanique au 13e tour.

Il n'a pas été en mesure de trouver un commanditaire pour lui permettre de poursuivre la saison. L'écurie l'a remplacé dès la course suivante par le japonais Sakon Yamamoto. Wikelhock aura donc mené 7 tours, dans une carrière qui en aura duré 13!

L'écurie Spyker a été vendue à l'issue de cette saison 2007, à un groupe indien, et qui la nomma Force India, telle qu'on la connaît aujourd'hui.

jeudi 6 décembre 2012

11 ou 12 équipes en 2013 ?

Voilà trois saisons que, pour compter le nombre d'écuries en formule 1, on dit: "neuf équipes, plus les trois nouvelles..."

Il est effectivement très difficile de faire sa place en tant que nouvelle écurie en formule un, même si l'ascension est lente, Caterham et Marussia se rapprochent de plus en plus du peloton, et on leur prédit de belles choses pour l'année prochaine.

L'histoire est différente pour HRT. Nous avons appris cette semaine qu'ils ne se réinscrivaient pas pour le championnat de l'an prochain, après avoir été mis en vente, sans succès. L'option d'un rachat dernière minute est possible, mais il est plus réaliste de s'attendre à ne voir que 22 voitures sur la grille de départ 2013.


L'équipe HRT a subi sa part d'ennuis au cours des trois dernières saisons, autant sur le plan sportif que financier. En fait, je pense que c'est un exploit qu'ils aient réussi à survivre aussi longtemps. Avec des messages comme "Cool Spot" et "This could be you!" sur les voitures en 2011, pour tenter sans grand succès de dénicher un commanditaire, il était clair que l'avenir financier de l'équipe était précaire.

Ils sont tout de même revenus en 2012, avec l'expérimenté Pedro de La Rosa, mais occupant habituellement les deux dernières places de la grille, et ce, quand ils arrivaient à respecter le règlement du 107%...

Le meilleur résultat de cette écurie aura été une 13e place à Tonio Liuzzi... à Montréal, lors d'un Grand Prix 2011 couru sous un déluge, et dont la voiture de sécurité avait fait plusieurs apparitions, et plusieurs pilotes avaient abandonné. L'année d'avant, Karun Chandhok et Bruno Senna avaient réussi à obtenir chacun une 14e place.