vendredi 25 mars 2011

Scott Gomez


Je trouve que les gens sont durs envers Gomez. On sait que la foule du centre Bell est excellente pour s’en prendre à un joueur et s’acharner dessus, mais à présent certains journalistes s’en mêlent, c’est trop. C’est étrange à quel point nous sommes bons pour huer les nôtres, ou les joueurs de chez nous, peu importe la raison (Daniel Brière, Guillaume Latendresse). C’est parfois gênant.

Ce n’est pas un grand compteur, et ce ne le sera jamais. Il a tout de même de bonnes qualités, comme son coup de patin et il nous est tout de même utile.

Moi je pense que Gomez donne son maximum à chaque match. Bien sûr qu’il ne joue pas comme un joueur de 7.5 millions, mais si Glen Sather m’appelle un matin pour m’offrir 7.5 millions pour plusieurs années, je risque fort d’accepter, même si je suis sûr à 100% de ne pas être à la hauteur.

Même chose pour Kovalchuk. L’autre jour, j’ai entendu un de mes collègues me dire (en parlant de Kovalchuk): ” ah oui l’épais qui gagne 100 millions…” Et moi de répondre: Si j’avais l’opportunité de gagner 100 millions, en ayant simplement qu’à le demander, c’est certain que je le ferais. Toutes façons, Kovalchuk s’est probablement dit qu’il y en a un plus “épais” que lui qui va lui donner, le 100 millions. Pas si mal pour un “épais”…

dimanche 20 mars 2011

Le masque d'Auld, le plus beau depuis celui de Moog ?

Pendant que le Canadien est en train de planter Minnesota 8-1, je me permets de m'attarder au masque d'Alex Auld, probablement le plus réussi pour un gardien du Canadien depuis Andy Moog. Les masques, un peu comme les chandails, sont toujours plus beaux quand ils sont simples, et aux allures rétro.

Le masque d'Auld est tout simplement réussi. Un look qui n'est pas sans rappeller le masque de Dryden.
Celui d'Andy Moog était selon moi très beau aussi. Par contre, rare sont ceux qui sont d'accord avec moi.



vendredi 18 mars 2011

Martin Brodeur et le troisième chandail des Devils

J'aime beaucoup les chandails "classiques". Plutôt que d'inventer des 3èmes chandails atroces comme celui des Sénateurs ou du Lightning, plusieurs chandails d'alternance sont très réussis rien que parce qu'ils ont déjà existé dans le passé. C'est le cas des Devils, des Islanders et des Oilers notamment. Martin Brodeur a même décidé de ressortir le masque de sa première saison dans la LNH pour compléter le retour dans le temps!

Brodeur en 1992:

Brodeur lors d'une pratique, en 2011:

mercredi 9 mars 2011

Mes réactions...


Mike Murphy: "Je ne peux trouver aucune preuve qui suggère que Chara a ciblé la tête de son adversaire" (voir photo ci-contre).

Si on punit un joueur pour avoir porté le bâton trop élevé en donnant la raison "qu'il est responsable de son bâton", pourquoi un joueur ne serait-il pas responsable de sa mise en échec?

Lu sur le site de CKAC: "la mise en échec de Chara, certains la considèrent légale, d'autres non". Certains la considèrent légale? Pacioretty n'avait même pas la rondelle et l'arbitre a décerné une punition majeure pour obstruction! Comment peut-on considérer la mise en échec comme légale?

"Si la mise en échec avait été ailleurs, Pacioretty ne serait pas blessé." Probablement. Mais Chara joue dans la ligue nationale et il joue plusieurs heures par jour depuis qu'il a 3 ans ( je ne dirai pas depuis qu'il est petit). Il connaît la glace par coeur et il sait très bien que le banc finit à cet endroit. Chara savait très bien ce qu'il faisait.

"Je ne voulais pas le blesser" - Chara: Erreur: tu ne voulais pas mettre fin à sa saison. Tu voulais quand même lui faire mal. Oui ce n'est qu'une obstruction, mais pour une simple obstruction, coller Pacioretty pour lui bloquer le chemin aurait suffit.

"Ce n'est qu'une obstruction": Oui, mais une T*&?$*&K d'obstruction.

lundi 27 septembre 2010

Le fameux cas Price


Quelle étrange histoire, que celle de Carey Price. Un personnage un peu étrange, qui arrive de la campagne, et qui se fait appeler Jésus à son arrivée. Son nom est sur toutes les lèvres. Un peu trop peut-être.

Je suis d’accord avec lui quand il appelle la population au calme dans son cas. Personne ne le lâche d’une semelle. Michel Langevin (que j’aime bien d’ailleurs) me réveille le matin, en parlant de Carey Price. Je saute dans le métro, on me remet un journal gratuit, Price est à la une. J’arrive au travail, ça parle de Price. Je suis bien d’accord qu’il a une job difficile et que les attentes sont élevées, mais donnons la chance au coureur!

Les matchs pré-saison sont des expériences. Des matchs où c’est justement le bon moment de retrouver ses repaires, de se remettre au rythme de jeu, d’essayer les juniors, etc. Pourquoi aurait-il tant de pression pour des matchs qui ne valent absolument rien? Parce qu’il gagne cher? Parce que c’était Halak l’an passé qui nous a mené en séries? Parce qu’il a été aperçu dans un club en fin de semaine?

Imaginons que nous allons voir un spectacle au Centre Bell, et qu’aussitôt une fausse note, on se met à huer le guitariste. Premièrement, il se pourrait qu’il ait le goût d’envoyer promener tout le monde, et il se pourrait aussi que l’esprit négatif se transpose dans tout le groupe. On aime parler de l’attitude de Price, mais des fois on devrait se demander qu’est-ce qui rend “non-chalant”…

Les amateurs à Montréal sont des passionnés. Moi le premier. Mais dans certains cas, trop souvent cette passion déborde et se change en véritable manque de classe. Alors on hue.

On hue Brisebois, on hue Thibault, on hue Rivet, on hue, on hue, on hue.

On hue Brett Hull, on hue Daniel Brière qui ont choisi d’autres villes quand ils étaient agents libres…

Le jour où Carey Price sera parti de Montréal, sur les lignes ouvertes on entendra qu’il n’aimait pas Montréal, et qu’il est allé gagner ailleurs. Nous avons le potentiel pour faire du Centre Bell un temple du hockey, qui pourrait procurer des frissons aux joueurs. On a qu’à penser aux soirées incroyables qu’on a connues au printemps dernier. À la place on préfère chasser nos joeurs et leur faire vivre un cauchemar…

dimanche 26 septembre 2010

Un joueur avec du coeur...


Mathieu Dandenault aura connu une carrière extraordinaire dans la ligue nationale, et c'est sûrement grâce à son dévouement sur la patinoire. Ce joueur s'est toujours donné à 100 % à chacune de ses présences. Il faut se rappeler qu'il a fait partie de la grosse machine des Red Wings qui a gagné la coupe Stanley à trois reprises, soit en 1997, 1998 et 2002. Scotty Bowman l'avait alors transformé en défenseur efficace, et capable de se porter à l'attaque grâce à son expérience comme aillier. Sa polyvalence en a fait une pièce indispensable du puzzle.

Il s'est ensuite aligné avec le Canadien. Il a surtout travaillé dans l'ombre, mais combien efficacement. Je ne pense pas qu'il ai obtenu tout le mérite qui lui revient. Il s'est comporté en travailleur acharné. On a trop souvent critiqué les Koivu et Kovalev à cette époque, plutôt que donner le crédit aux Bégin et Dandenault.

Il a donc mis fin à sa carrière un peu tôt, je pense qu'il restait encore de l'essence dans le réservoir. Quelle triste fin, soit celle du Canadien de 2009, en quatre matchs contre Boston. Dandenault en avait la larme à l'oeil, il savait bien que c'était fini. En véritable passionné, il a tout tenté (camp d'entraînement avec les Sharks, invitation des Rangers) mais la nouvelle réalité de la LNH étant ce quelle est, nous devons laisser la place aux plus jeunes.

Bonne retraite, et je garde un excellent souvenir!

mercredi 8 septembre 2010

Le retour du hockey à Québec... Pas si vite!


Plusieurs personnes rêvent de plus en plus au retour de la LNH à Québec, et avec raison. Avec les grosses nouvelles qui sont sorties cette semaine, je peux comprendre que certains optimistes peuvent s'emballer. Mais pas si vite! Rien n'est fait encore.

Première des choses, veuillez noter que je rêve tout autant à une renaissance des Nordiques. Ceci étant dit, je ne crois pas que ce soit possible. C'est malheureux car les partisans sont nombreux dans la vieille Capitale, mais le contexte n'est pas favorable je pense. Nous sommes dans le même bateau à Montréal avec les Expos. Il faut se rendre à l'évidence parfois. La situation ne s'y prête tout simplement pas.

Un aréna à Québec, avec un match de la LNH: c'est évident que les estrades sont remplis à craquer, et que les cotes d'écoutes à la télévision, même payante, sont supérieures aux moyennes de la plupart des villes de la ligue. Les amateurs seront au rendez-vous, il n'y fait aucun doute, mais les entreprises? En effet, pour payer des Kovalchuk et cie à coups de 100 milions, ça prend bien plus que des gradins biens garnis. Il faut des loges corporatives qui se vendent avec des prix dans les 6 chiffres (par match, évidemment) et des annonceurs (publicité).

Pierre Karl a beau avoir les poches très profondes, il ne peut pas absorber tous ces montants à lui seul. Ça prend des entreprise, et les entreprises, elles sont à Montréal.

Québec n'était plus capable de suivre il y a 15 ans. La situation a-t-elle vraiment changée depuis?

L'enthousiasme des dernières semaines est beau à voir. Ça fait du bien de voir un vent d'optimisme sur le Québec. Mais je crains que les politiciens ne soient en train de jeter de la poudre aux yeux des amateurs, ne serait-ce que pour acheter quelques votes, mais en tournant le fer dans la plaie des fleurdelysés.