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mercredi 7 septembre 2016

Pas déjà la fin pour le Freak?


La saison horrible des Angels a connu un chapitre décevant avec le retour très attendu de Tim Lincecum, sur qui on fondait beaucoup d'espoirs.

Il a non seulement été inconstant, il n'a simplement pas été à la hauteur. Les Angels ont même décidé de le laisser dans les mineures pour terminer la saison. 

Avec une moyenne de points mérités avoisinant les 10, a-t-on vu le dernier lancer du Freak dans les majeures? À 32 ans il a sans doute encore du bon baseball à donner, mais il n'a rien offert de convaincant depuis déjà quelques années. Lui qui avait réussi à revenir après avoir dû se "vendre" avec une présentation devant plusieurs équipes au début de l'été. La question se pose. Ce serait bien dommage, car il est toujours triste de voir un tel athlète s'effondrer après avoir connu autant de succès.

mercredi 2 mars 2016

La classe dans le sport...

...Et le respect des amateurs.

Il y a les gagnants, il y a les perdants. Il y a ceux qui ont de la classe, qui sont respectés. Il y a ceux qui ne pensent qu'à eux. Ceux qui jouent en équipe, pour gagner. Il y a ceux qui jouent pour leur intérêts personnels, leurs statistiques, leur salaire, qui sont plus gros que leur équipe.

J'ai été déçu de constater l'attitude de Jose Bautista, cette semaine, lorsqu'il a été questionné sur sa négociation de contrat pour l'an prochain. Oui, Bautista est un élément essentiel aux succès des Blue Jays. Mais je vois mal comment une attitude aussi égoïste peut lui garder sa place de leader dans l'équipe. Une chose est sûre, Bautista a beau être un des meilleurs frappeurs de puissance de la ligue, il s'est lui-même rajouté de la pression sur les épaules pour la prochaine saison, d'autant plus qu'il est maintenant âgé de 35 ans:

« Je ne crois pas qu'il devrait y avoir des négociations. Je pense avoir prouvé ma valeur et la question, ce que ça prendra, m'a été posée. J'ai donné ma réponse, a expliqué Bautista. Je ne vais pas négocier pour quelques dollars. »

 « Ça n'existe pas. Pas dans mon monde, a-t-il déclaré. À mon avis, j'ai déjà donné cinq ans à rabais à cette organisation. »

Violent contraste avec son coéquipier Edwin Encarnacion, qui en est aussi à sa dernière année de contrat. 

« C'est arrivé la dernière fois, nous en avons parlé. En conséquence, je ne veux plus négocier pendant la saison, a-t-il confié. Je veux me concentrer sur ma principale tâche, c'est-à-dire aider l'équipe à gagner des matchs.

 « Mon chiffre? Ouais, je veux frapper 40 circuits »

« Je ne veux pas discuter d'un contrat pendant la saison parce que je veux être concentré à 100 pour cent sur mon jeu. »

  « Bien sûr que je veux rester avec cette équipe. J'aime cette équipe, j'aime la ville, mais ce n'est pas moi qui prend les décisions, a-t-il rappelé. Ça dépend de ce qu'ils pensent. Mais j'espère qu'on en arrivera à une entente de façon à ce que je puisse terminer ma carrière ici. »

vendredi 5 février 2016

2015-16 L'année de l'effondrement des Canadiens


Au début de la saison, tout semblait possible. Avec une fiche de 19 victoires-4 défaites, le meilleur gardien de la ligue nationale, et un tout nouveau Capitaine, on commençait sérieusement à rêver à une première coupe Stanley depuis 1993.

Quelques mois plus tard, on se rend compte à quel point le gardien était bon. Son apport allait même au-delà des performances sur la glace, avec une équipe qui n'est plus l'ombre d'elle même. Au moment où j'écris ces lignes, la fiche est maintenant 24 victoires-24 défaites, et se dirige droit vers une élimination des séries. Un effondrement total. Non seulement la fiche de l'équipe a fondu comme neige au soleil, mais les partisans, qui ont rempli le Centre Bell à capacité pendant plus de 10 ans, commencent tranquillement à manquer à l'appel. Michel Therrien, le génie qui a réussi à discipliner ce groupe de jeunes joueurs, est maintenant menacé de perdre son travail. Marc Bergevin, respecté pour son travail de construction par le repêchage, est critiqué parce que l'avenir de l'équipe ne s'annonce pas si rose...

Cet effondrement spectaculaire en rappelle quelques autres survenus lors des dernières années...

Canadiens de Montréal, 2008-2009

Les Canadiens venaient de conclure, la saison précédente, une étonnante saison où ils avaient terminé au premier rang de la conférence de l'Est. Le scénario de rêve était déjà écrit: Les Canadiens allaient remporter la coupe Stanley l'année où ils fêtent leur 100 ans! Avec un bon début de saison, où les victoires s'accumulaient au même rythme que les célébrations aux couleurs des chandails historiques, l'accès aux séries semblait chose facile. Le vent tourne un peu après le temps des fêtes, mais la fête continue avec la présentation grandiose du match des étoiles à Montréal en janvier. Le retour du congé fait mal: dégringolade au classement, congédiement de l'entraîneur Carbonneau, les Canadiens se qualifient de justesse pour les séries (par bris d'égalité), et se font balayer au premier tour.

Fiche avant le 1er janvier: 21-9-6
Fiche après le 1er janvier: 13-15-5
Fiche en séries: 0-4

Sénateurs d'Ottawa, 2007-2008

Tout comme les Canadiens de 2009, les Sens sortaient tout juste d'une brillante saison, avec une participation à la finale de la coupe Stanley. La saison 2007-08 s'amorce de belle façon. Les joueurs jouent avec le couteau entre les dents et veulent se rendre jusqu'à la coupe cette fois-ci. Après un départ-canon, tout s'effondre. L'équipe se met à perdre match après match, et même la place en séries est menacée. L'entraîneur-chef de la saison précédente, Bryan Murray, qui a été promu directeur-général, est même forcé de revenir derrière le banc, mais est incapable de stopper l’hémorragie. Les Sénateurs accèdent aux séries de justesse, mais se font balayer contre les Penguins de Pittsburgh, qui vengent ainsi leur élimination du printemps précédent.

Fiche avant le 1er janvier: 25-9-4
Fiche après le 1er janvier: 18-22-4
Fiche en séries: 0-4


Deux effondrements au baseball: Les Braves et les Red Sox de 2011

Considérée comme une des courses au championnat les plus spectaculaires de l'histoire du baseball, l'année 2011 restera celle de l'effondrement spectaculaire de deux équipes en même temps. Les Red Sox, avec un puissant groupe de joueurs-vedettes représentent la meilleure équipe des majeures avec une fiche de 83-52 à la fin du mois d'août. Les Braves mènent la division est de la ligue Nationale avec une fiche de 80-55. Le mois de septembre est catastrophique: 9-18 pour les Braves, 7-20 pour les Red Sox. Les deux se feront éliminer lors du dernier match de la saison, lors d'une journée complètement folle, alors que 4 matchs remplis de rebondissements donnent des maux de têtes aux télédiffuseurs qui ne veulent rien manquer de l'action.

jeudi 17 décembre 2015

Le roi des coups sûrs devra encore attendre...

Pete Rose a payé pour ses erreurs. Banni du Baseball Majeur depuis 1989, il est temps qu'on ferme les livres et qu'on le réintègre, afin qu'il puisse se faire introniser au temple de la renommée de son vivant.

Le baseball majeur en a décidé autrement cette semaine. C'est décevant, je me serais attendu à plus d'ouverture d'esprit de la part du nouveau commissaire Rob Manfred, alors qu'on savait que le vieux Bud Selig ne voulait rien savoir à ce sujet.

Avec ses 4256 coups sûrs en carrière, Rose est au premier rang de l'histoire du baseball. Il a joué 2722 matchs avec les Reds de Cincinnati, 745 avec les Phillies de Philadelphie, et 95 avec les Expos de Montréal. Ses problèmes de jeux l'ont emmené à parier sur des matchs alors qu'il était joueur.

Pendant ce temps, les stéroïdes sont toujours un fléau dans la ligue. Les joueurs fautifs conservent leurs records...

Rose admet encore parier à l'occasion, pour le plaisir, et gagne sa vie très modestement en participant à des évènements où il signe des autographes pour les partisans.

Ce vieil homme de 74 ans a payé sa sentence. Donnez-lui ce qui lui revient.

jeudi 9 juillet 2015

Mi-saison: Dee Gordon à l'assaut


Quelle saison incroyable pour Dee Gordon des Marlins. Après un début époustouflant, en fracassant un record avec son 50e coup sûr en seulement 28 matchs, voilà qu'il mène la ligue à la mi-saison avec 117 coups sûrs.

Il est donc en très bonne position pour fracasser le record chez les Marlins.

Celui qui détient cet honneur est Juan Pierre, qui faisait la pluie et le beau temps en Floride alors que les Marlins étaient les grands ennemis des Expos. Il avait obtenu 221 coup sûrs en 2004 lors de la meilleure saison de sa carrière.

Les Dodgers, qui détenaient Gordon, doivent se mordre les doigts, depuis qu'ils l'ont échangé en décembre dernier, tout juste avant qu'il explose!

samedi 23 août 2014

Le ice bucket challenge

Ces jours-ci, on voit plusieurs célébrités se verser un bac d'eau glacé sur la tête, un peu comme on fait avec les entraîneurs au football après la victoire.

Ce mouvement qui fait fureur sur internet et à la télé ressemble à un concours de popularité, mais était au départ une initiative pour amasser des fonds pour combattre la sclérose latérale amyotrophique, une maladie dégénérative, aussi appelée la maladie de Lou Gehrig.

Gehrig est l'un des plus grand joueur de l'histoire des Yankees, et a évolué à la fin des années '20 et pendant les années '30. Lorsqu'il apprend qu'il a la maladie, il doit subitement mettre un terme à sa grande carrière à seulement 36 ans, incapable de continuer. Le 4 juillet 1939 les Yankees lui rendent hommage en retirant son numéro alors qu'il avait débuté la saison avec le club, s'arrêtant en avril, quelques mois auparavant.

Le discours de Gehrig aux partisans n'a pas été filmé au complet et est introuvable 75 plus tard, mais une partie a été conservée:

"For the past two weeks you have been reading about the bad break I got. Yet today I consider myself the luckiest man on the face of this earth. When you look around, wouldn't you consider it a privilege to associate yourself with such fine looking men as are standing in uniform in this ballpark today? That I may have been given a bad break, but I have an awful lot to live for. Thank you."



Gehrig est mort 2 ans plus tard, chez lui, dans le Bronx.

mercredi 6 août 2014

Hutchison répond présent!

Certains joueurs des Blue Jays se sont plaint quand l'heure limite des transactions a sonné, sachant qu'Alex Anthopoulos n'ajoutait aucun élément à son équipe. Au lieu de comprendre que la direction faisait confiance à ce groupe de joueurs qui est toujours dans la course, il faut en déduire qu'ils auraient donc été prêts à sacrifier l'un deux pour aller chercher une vedette. C'est à rien n'y comprendre.

Par contre, certains joueurs sortent gagnants de cette confiance accordée par les dirigeants de l'équipe, et réussissent à en tirer profit. C'est le cas notamment de Casey Janssen, qui a subtilisé la place de releveur numéro un de l'équipe grâce à ses récents succès.

Drew Hutchison en est un autre. Il vient de sortir ce soir la plus grande performance de sa carrière, lors d'un moment crucial: il est passé à un coup sûr, et un but sur balle, du match parfait, dans un match contre les Orioles. Cela permet entre autres aux Jays de rester dans la course à la tête de la division est de l'Américaine.

Le gérant Gibbons l'a retiré du match après le seul but sur balle qu'il ait accordé, lors du dernier retrait du match, sous l'ovation de la foule du Centre Rogers. Il est donc passé à 1/3 de manche du match complet aussi.


mercredi 26 mars 2014

Sunshine state #4: La ligue des Pamplemousses

Le mois de mars en Floride égale camp d'entraînement des ligues majeures pour tous les amateurs de baseball. Pour la première fois, j'ai eu l'occasion d'assister à une vraie rencontre de la Grapefruit league, à Viera, dans les quartiers généraux des Nationals de Washington.


Le magnifique Space Coast Stadium est le lieu d'entraînement des Nats depuis leur arrivée dans les majeures en 2005. En fait, c'est aussi à cet endroit que le dernier camp d'entraînement des Expos avait eu lieu en 2004. Le stade, construit en 1994, peut contenir un peu plus de 8000 spectateurs. Ce format est idéal, car chaque siège offre une bonne vue sur le terrain. Le billet m'a coûté 19$, cette photo montre  quelle proximité j'avais avec le terrain:


Une vraie bonne ambiance de baseball, chose que je n'avais jamais eue avec le Stade Olympique ou même le Rogers Center, des stades en béton avec toit.

Les Nationals l'ont emporté 7-3 sur les Mets de New York. Je suis chanceux d'avoir assisté à un match où pratiquement tous les joueurs étaient des réguliers, même si c'est un match hors-concours. Strasburg, Werth et Zimmerman entre autres, y étaient tous.


Space Coast Stadium, car on est tout près de Cape Canaveral. Un monument nous le rappelle sur le terrain, à l'extérieur.


Le stationnement est improvisé, directement sur le gazon, entre les terrains d'entraînement, entouré de palmiers.


jeudi 20 mars 2014

Sunshine State #1

À l'occasion de ma visite en Floride, je vais dédier mes articles de cette semaine à cet État du sud. 

Pour débuter, je vais parler de l'équipe de Baseball de Tampa Bay, les Rays. Une équipe qui, sans changer de nom, a changé la signification de son identité.


L'équipe a été fondé en tant que Devil Rays de Tampa Bay lors d'une expansion en 1998, ce qui en fait l'une des deux plus jeunes organisation de la MLB, avec les Diamondbacks de l'Arizona.  Le nom de l'équipe évoquait alors le Diable de mer Méditerranéen, avec un logo et des uniformes très différents de ce à quoi on est habitué. Un look moderne avec des couleurs fluo. Wade Boggs a été la première vedette de l'organisation, en y terminant sa carrière.


Les Devil Rays connaissent des débuts très difficiles, en finissant derniers de leur division pour 9 de leurs 10 premières saisons dans les majeures.


La modification de leurs uniformes a coïncidé avec l'arrivée d'éditions beaucoup plus compétitives. Ils ont même atteint les séries mondiales en 2008, s'inclinant face aux Phillies. Le nom est maintenant uniquement Tampa Bay Rays, pour faire référence aux rayons du soleil. Le logo est maintenant plus "classique".


Deux faits ironiques à remarquer avec les Rays de Tampa Bay: d'abord, ils ont créé un uniforme "throwback", mais ils n'existent que depuis une quinzaine d'années. L'uniforme historique est donc une invention de toutes pièces.



La deuxième: l'équipe est située dans un des endroits les plus beaux et chauds de la ligue, les plus propices à la pratique du baseball extérieur, mais le Tropicana Fields est un stade avec un toit fermé. C'est d'ailleurs dans ce stade que le Lightning de la LNH a joué sa première saison.







Logo, juste avant le retrait du mot "devil" en 2007.